Nous vivons dans un monde chargé de paradoxes.
A l’heure où la prise de conscience des dégâts provoqués par notre mode de consommation sur le dérèglement climatique, je n’ai jamais autant entendu parler de quête du bien-être, de pleine conscience, de mieux s’alimenter, mieux respirer, mieux écouter.

« Vivement les vacances » ! Voilà un mois que j’entends ça à chaque fois que je demande à un stagiaire en formation, un coaché ou un ami comment il va.
Dans un environnement ou on parle de plus en plus de bien-être au travail, est-il encore normal que des collaborateurs arrivent à l’épuisement à la veille des vacances ? Donne-t-on le fameux « coup de collier » parce qu’on sait qu’on va bientôt se reposer ? A-t-on trop attendu pour prendre des congés bien mérités ? Prend-on davantage en charge le travail de nos collaborateurs pour les protéger de leur propre fatigue ?

Ça tourne en boucle dans ma tête, je m’endors en ne pensant qu’à ça, c’est la première chose à laquelle je pense en me réveillant, je n’arrive plus à me concentrer, ça m’obsède, je ne parviens pas à décrocher…. Combien d’entre vous ont déjà prononcé ces mots sans jamais avoir réussi à agir, et attendant que le temps, souvent long, se charge d’amenuir le cercle infernal de notre charge mentale !

Ne fais pas aujourd’hui ce que tu peux faire un autre jour !
Pourquoi remettons nous à plus tard ce qu’on sait que l’on doit faire rapidement ?

Pourquoi se gâcher la vie, s’ajouter du stress ?
Et si nous avions peur ?