Prendre les bonnes décisions

Nous avons chaque jour des décisions à prendre : dois-je acheter cette maison ou non ? embaucher ce candidat ? je mets la chemise blanche ou la bleue ? je change de voiture maintenant ? j’accepte ce contrat ? je prends sur moi ou je laisse exploser ma colère ? je reste ou je pars ? eau plate ou gazeuse ? et si je faisais un bébé ? …

Toutes nos décisions ont-elles la même importance ?
Chacune de nos décisions va donner une orientation et avoir des répercussions sur notre vie. Certaines auront un impact majeur, ce sont nos Décisions de Vie, d’autres seront « juste » un choix à un moment donné, ce sont nos Décisions Quotidiennes.
Certains d’entre nous pourront avoir une aisance pour prendre des Décisions de Vie et vivre un calvaire pour celles du quotidien. Pour d’autres ce sera le contraire : ils enchaineront les décisions minute après minute mais seront en grande difficultés pour celles qui comptent dans leur Vie.
Pour d’autre encore, ce sera la même difficulté pour les unes ou les autres.
Pour d’autres enfin qui savent ou pensent savoir décider en toutes circonstances, ils ne liront pas cet article ou le feront avec un œil amusé.
Et si le fait d’aborder toutes nos décisions avec la même intensité pouvait être anxiogène et bloquant ? Et si nous prenions soin de bien différencier ces 2 grandes familles de Décisions ? Si nous accordions toute notre attention sur celles qui nous engagent en donnant plus de légèreté à celles du quotidien ?
« Décider ce que l’on ne doit plus faire est aussi important que de décider ce que l’on doit faire » – Steve JOBS

Pourquoi est-ce parfois si complexe de décider ?
L’origine du mot est latine : DECIDERE qui signifie trancher et CAEDERE qui veut dire couper.
Décider c’est donc trancher et si je ne m’abuse, quand nous tranchons, nous séparons et perdons potentiellement quelque chose !
Faire un choix c’est donc identifier des alternatives et sélectionner celle qui convient. Sur le papier c’est relativement simple mais dans notre tête l’orage commence à gronder !
Ce n’est pas tant le choix d’une option qui pose problème mais le fait de devoir abandonner toutes les autres : décider c’est renoncer ! C’est devoir assumer notre petite voix interne qui nous dira « tu aurais dû choisir l’autre possibilité !!! » ou notre environnement qui nous dira « si c’était moi je n’aurais pas fait ce choix » et qui pourra même nous le reprocher. En décidant nous sommes seuls face à nous-même et souvent face aux autres.

Choisir ou subir ?
La décision va aussi appeler la notion de risque. En faisant un choix, j’engage un virage et tout changement s’accompagne de son lot de peur. Même si pour certaines personnes, la décision est stimulante, excitante et génératrice de motivation, elle reste pour la majorité un moment de doute.
Face à l’inconnu c’est la peur qui entre en scène avec ses réactions automatiques :
• La fuite et l’évitement, qui nous feront procrastiner, reporter et contourner,
• Le combat, qui pourra nous mettre en colère et reporter les fautes,
• La sidération et la dissimulation, qui vont nous figer nous rendant inapte à la moindre réflexion.
La peur n’évite pas le danger, elle nous permet d’y faire face. Nous pouvons rester dans notre zone de confort, magnifique prison dorée avec sa fausse promesse de sécurité …
Reconnaître et accepter nos doutes et notre peur est déjà une première étape. Utiliser ses bénéfices est une Vertu ! La peur nous permet d’éviter les pièges, augmente notre vigilance, renforce notre concentration (un peu moins en cas de sidération), nous engage à la prudence et à prendre le temps nécessaire et enfin nous donne l’énergie nécessaire pour faire face. C’est en agissant que nous prenons le contrôle et c’est dans les moments de doute que nous construisons notre avenir. Nous ne pouvons pas empêcher la peur mais nous pouvons en utiliser la force !
« Que vos choix soient le reflet de vos espoirs et non de vos peurs » – Nelson MANDELA

Vous ne saurez jamais si vous avez pris la bonne décision et dans cet exercice tout s’écrit au conditionnel.
Alors que décidez-vous pour vos prochaines décisions ? Vous fixer un objectif ou vous chercher des excuses ? Assumer vos choix ou renoncer par peur ? Regretter et rejeter la faute ou en chercher les bénéfices et les apprentissages ? Agir ou fuir ?
Je relate ici une équation qui m’a fait beaucoup rire mais qui m’a renvoyé à des situations vécues et beaucoup moins drôles :

½ DECISION = 1 BORDEL2

 

Auteur : Pascal Gallier