Je m’engage à pratiquer le hors « je » pour être plus dans le « jeu »

Avez-vous remarqué qu’entre amis, entre collègues, ce qui intéresse particulièrement les uns et les autres c’est d’être écouté, que l’on parle de soi. J’en ai fait l’observation et vous aussi sûrement. Que de discussions qui ressemblent à des dialogues de sourds. Tout le monde parle et personne ne s’écoute vraiment. Chacun de nous peut éprouver régulièrement la difficulté de mener des conversations respectueuses et sereines.

Dans les entreprises entre métiers aussi on peut ne pas s’écouter et ainsi ne pas se comprendre. Prenons par exemple le cas des fonctions supports et les équipes opérationnelles terrain. Récemment, je suis intervenue auprès d’une entreprise, car les managers terrains étaient en conflit avec les fonctions supports. Les managers du terrain me disaient que les fonctions supports ne se rendaient pas compte de leurs contraintes et de leur charge de travail. On me disait « les services RH et comptabilité doivent être plus souples vis-à-vis du terrain ». Alors que j’entendais les fonctions supports se plaindre du non-respect de la réglementation par les managers du terrain. Le seul problème était que ces plaintes duraient depuis plusieurs mois voire années. Les conséquences en termes de cohésion, cohérence et efficacité étaient lourdes pour la structure.

Cette scène retranscrit l’écart qui peut se creuser entre le siège et le terrain mais aussi entre collègues, ou amis. Partant du principe qu’il est difficile de se comprendre, que nous avons tous des besoins différents et que parfois notre environnement, notre héritage, influencent notre capacité à écouter pleinement l’autre, il n’est pas aisé d’arriver à s’oublier pleinement pour laisser la place à l’autre. Il est, pourtant, d’autant plus utile de mettre, son ego de côté.

Heureusement, tout cela n’est pas une fatalité. Nous pouvons fonctionner  ensemble, nous pouvons écouter l’autre pleinement, nous pouvons sortir du « je » pour jouer le « jeu ».

Une des approches possibles consisterait à pratiquer « l’écoute et le silence ».

Comment ?

  • Avant d’entamer une discussion, avant d’agir ou de parler, commencer par cultiver le silence et écouter vraiment. Ecouter pour comprendre pas pour répondre.
  • Écouter ce que les autres ont à dire, demander conseil, recevoir des paroles parfois difficiles à entendre mais néanmoins importantes, sans pour autant chercher à se défendre automatiquement
  • Mettre son égo de côté, garder une attitude d’ouverture, accorder toute son attention à l’autre, dans le désaccord.

Ces pratiques sont simples, rien de révolutionnaire dans tout ça, me direz-vous. Ma conviction est que l’écoute active est une compétence à part entière qui s’apprend.

Alors, Etes-vous prêt à :

  • Développer votre capacité à écouter et comprendre les émotions des autres ?
  • Faire face aux difficultés liées à l’environnement et aux conflits interpersonnels et à en faire une occasion de renforcement les liens ?
  • Favoriser l’engagement des individus et le sentiment d’agir en coopération, avec solidarité et motivation ?
  • Porter un regard positif sur les autres, croire au potentiel de chacun ?

 Etes-vous de celui ou celle qui joue le « je » ou le « jeu » ?

Auteur : Emmanuelle Rondeau