Qu’est ce qu’un manager « bienveillant » ? Comment le devenir ?

Happy little boy in studio

Un manager fait ce qu’il peut avec ce qu’il est ou ce qu’il a …

Parler de management bienveillant pourrait laisser penser qu’il y en a de malveillants. Or, dans 99, 9 % des cas, le manager fait d’abord ce qu’il peut avec les moyens dont il dispose dans un environnement complexe et une organisation en mutation, du fait de changements qui s’accélèrent quel que soit le domaine d’activité. Un manager en souffrance peut avoir du mal à être bienveillant, parce qu’il est, lui aussi, un être humain, avec ses forces et ses faiblesses.

… et animé d’intentions positives

Par définition, un manager veut toujours bien faire, en lien avec ses convictions, ses valeurs, ses objectifs, la pression subie ou qu’il se met lui-même …

Malgré ses bonnes intentions, il peut adopter un comportement inapproprié … Faute de connaitre des techniques facilitantes (manager les personnes est un métier qui s’apprend) ou influencé par des modèles devenus inadaptés à l’environnement d’aujourd’hui.

Parce que nous ne fonctionnons pas tous de la même façon, des fausses interprétations ou des maladresses peuvent générer incompréhensions, relations difficiles voire conflictuelles.

Enfin, un manager peut aussi commettre des maladresses sous le coup de la fatigue et du stress, alors même que le collaborateur, qui est lui-même en « tension », a besoin de s’appuyer sur des facteurs de compensation tels que l’appui de son responsable, sa reconnaissance, une bonne ambiance…

Alors, comment prendre du recul pour mieux agir sur la Qualité de Vie au Travail et la performance globale de son Unité ?

Le premier devoir d’un manager est de prendre soin de lui-même. Nous sommes notre meilleur outil ! Nous savons être vigilants à l’entretien de notre voiture ou de nos outils de travail … et nous ? Impossible de donner le meilleur de soi-même et rester disponible à l’entourage si nous sommes fatigués, voire épuisés. Difficile d’être au TOP et anticiper si nous ne nous ressourçons pas régulièrement en s’ouvrant à de nouvelles façons de voir les choses et/ou en développant ses compétences managériales…

Le second est de contribuer à faire grandir chacun des membres de son équipe : en s’assurant de l’évolution de leurs compétences face à l’émergence de nouveaux enjeux, en s’appuyant sur la confiance pour déléguer et responsabiliser les collaborateurs permettant ainsi à chacun d’être acteur à part entière. Le sentiment d’avoir un moyen d’action qui dépend de soi est l’une des pistes à explorer pour prévenir le stress.

Témoignages de managers :

« J’ai découvert que le management bienveillant n’avait rien à voir avec de la complaisance ou le monde des Bisounours. L’OPR m’a ouvert des pistes pour identifier les personnalités, les besoins et m’adapter en conséquence ».

« Mieux se connaitre et mieux comprendre les autres me permet de favoriser les échanges et faire avancer les projets »

« Chercher à comprendre avant de réagir, écouter, prendre de la distance, s’adapter au lieu de chercher à changer l’autre, une révélation ! »

Comment devenir un manager bienveillant ? Voici les règles « VACCINS » du manager Bienveillant pour amorcer votre démarche :

Valoriser plutôt qu’ignoreridea

Adapter plutôt qu’imposer

Cadrer plutôt qu’être complaisant

Comprendre plutôt que juger ou critiquer

Interagir/interroger plutôt que parler et penser pour l’autre  

Nourrir plutôt que exploiter

Sourire plutôt que faire la tête

Auteur :

Geneviève Pernel